•  

          Selon mes propres connaissances et les témoignages de mes proches, j'ai pu remarquer une grosse faille dans la formation des professeurs (notamment au collège).

     

          Quand un prof vient tout juste de passer son CAPES, tout frais et ravi de ce nouveau départ, on lui piétine violemment ses espoirs. En effet, ils sont souvent envoyés pour leur première année dans des collèges à difficultés.

    Petite anecdote : J'ai eu une prof de SES passionnée par sa matière, qui avait une réelle volonté de nous transmettre son intérêt pour l'économie et la sociologie. Malheureusement son enthousiasme fut freiné par son manque d'expérience et d'autorité.

    Deuxième petite anecdote : J'ai connu une prof d'anglais qui, pour sa première année s'est trouvée envoyée en ZEP. Elle avait construit tout un petit programme pour l'année, bien ficellé, conforme au programme et au niveau d'élèves de collège. Au premier cours elle s'est vite rendue compte que moins de la moitié de ce qu'elle avait prévu avait été accompli par les élèves, elle a donc dû recommencer entièrement son programme.

     

         Vous ne trouvez pas cela étrange ?

         Contre ce problème, je vois deux solutions possibles. Celle de la Finlande (notre pays de référence !) qui est justement de permettre aux jeunes professeurs de choisir leurs lieux de travail, en général dans des lieux plutôt calmes sans trop de problèmes tandis que les professeurs expérimentés s'occupent de classes difficiles. que ce soit pour leurs faibles résultats ou par l'ambiance ou les deux (ce qui est souvent le cas). Ce système permet donc aux jeunes profs d'acquérir une experience en douceur et, comme dans un jeux vidéo,  passer des niveaux de plus en plus difficile.

    On peut quand même émettre une objection. La Finlande est un pays dont le système est certes très bien fait, mais c'est aussi grace à leur coutume qui oblige un respect total des lois que les zones à problèmes sont moindres. Il est extrèmement rare de voir un Finnois griller un feu rouge ou dépasser la ligne de délimitation de la piste cyclable. Bref, il n'est pas garanti que ce système marche en France. Nous rencontrons de nombreux problèmes dans les établissements scolaires, il n'y aurais surement pas assez de lieux calmes et sans problème pour accueillir tout nos jeunes professeurs. 

     

          Une autre solution qui pourrait mieux  marcher. Celle d'offrir aux jeunes professeurs un petit brieffing au minimum, un temps de formation au mieux afin de les prévenir de ce qui les attend et de leur donner des solutions. En effet, les mettre au courant du niveaux des élèves qu'ils auront en charge et de la possible difficulté de maintenir l'ordre est déjà une bonne chose. De vraies solutions n'existent pas vraiment, tout dépend de la classe, mais contrairement à ce que l'on croit, il y a des attitudes à avoir, des choses à faire et à ne pas faire pour s'assurer une année agréable même quand on est encore jeune, frêle et innocent. Il faut aussi bien sûr rassurer un peu les profs, leur faire prendre confiance en eux même face à des lions affamés ! Une classe, aussi difficile soit elle, reste une classe et ne doit pas bouffer jusqu'à la dernière source de bonne humeur d'un prof. N'est ce pas, chers collègues ?

     

         Bref, pour une meilleure formation des profs, raise your hands !

    Encore faut-il motiver le gourvernement à dépenser un petit plus d'argent pour l'éducation.

    Dites moi ce que vous en pensez, si vous êtes mieux renseignés que moi je suis toute ouïe !

     

    http://www.bamboo.fr/images/bamboo/couv_bd_fiche/9782912715128.jpg

    - Cha


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  • En 2016, pour la première fois en Europe, un pays va abandonner l’utilisation des stylos à l’école. La Finlande. Le Pays (avec un grand P) de référence pour l’éducation commet ici un acte d’une grande importance et sans aucun doute d’une grande retomber sur sa population. Bon ou mauvais choix ? 

     

    J’aurais tendance à opter pour un mauvais choix. À l’école primaire Française (mais nous ne parlons pas de la France ici, me direz vous ! Attendez un peu, petits impatients) la créativité et l’art est de moins en moins travaillés. Apprendre à tracer des courbes, des traits droits, des boucles, le tout rapidement, permet de manière considérable à mieux développer notre coordination et plus globalement, notre cerveau. Pour remplacer cela, il faudrait énormément promouvoir le dessin dès le plus jeune âge. Un investissement qui demande beaucoup de réforme et modification à travers tout le pays. J’ajoute ici qu’apprendre à écrire aide à mieux mémoriser, différencier et enchainer les lettres, soit à lire.

    Ensuite, Apprendre à utiliser correctement et facilement notre main dominante (souvent la droite) stimule une partie de notre cerveau qui est associée chez beaucoup de gens a celle utilisé pour le langage ! (Oui, c’est un peu compliqué, de plus, quel est le rapport entre l’utilisation de notre main droite (hum) et notre langage ? je ne sais pas du tout !)

    Aujourd’hui, on ne sait exactement quel serait les effets sur un jeune cerveau de ne plus apprendre l’écriture à la main et de privilégier celle au clavier mais une chose est sur, cela changerait énormément de choses. Rien que le geste d’appuyer en utilisant simultanément les deux mains aurait sans aucun des effets sur le long terme sur le cerveau. C’est un risque à prendre. 

    Et puis, combien de fois nous-a-t-on répété que la lumière d’un écran est mauvaise pour les yeux, qu’en serait-il pour des petits yeux encore neuf et fragile ? Vous me direz, les liseuses sont surement bien moins nocive pour la vue. Mais à quel prix ? Si la Finlande est un pays riche, l’est-elle à ce point ? Car il faudrait fournir un matériel adapté non seulement dans les écoles mais aussi à domicile ! 

    Si quelques États américains ont déjà cette réforme en vigueur, beaucoup on vite abandonné, souvent pour des raisons financières. 

     

    Bref, beaucoup d’argument négatif pour ce sujet. Il y a cependant des argument positif bien sur, la Finlande n’aurait pas prit un risque aussi grand sans qu’il y est des avantages derrières. Leurs raisonnements se basent principalement sur un fait très juste. La dactylographie est de nos jours indispensable. Quotidiennement, écrire au clavier devient de plus en plus fréquent en Europe et pour toutes les tranches d’âge. (D’après moi, pas besoin de l’école pour que les jeunes apprennent très vite à être de véritable formule1 sur le clavier…)

    D’après les orthophonistes, pour traiter certain de leur patients, l’utilisation de clavier peut-être très bénéfique, voire indispensable. Notamment les personnes ayant des difficulté à apprendre l’écriture cursive, ce qui les freinerait dans leur apprentissage global. Mais ceci ne concerne qu’un petit nombres de personnes ! 

     

     

    Finalement, la Finlande sera un pays test pour les autres pays tel que la France, attendons de voir ! 


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  • Savez-vous ce qu'est une ZEP ? La ZEP est une Zone d’Éducation Prioritaire. C'est une zone dans laquelle, je cite : "sont situés des établissements scolaires (écoles ou collèges) dotés de moyens supplémentaires et d'une plus grande autonomie pour faire face à des difficultés d'ordre scolaire et social" selon Wikipedia. La plupart du temps, les ZEP sont situées dans les milieux dits "difficiles", comprenez : les banlieues, etc.

    Très bien, me direz-vous, c'est une bonne chose de favoriser ces zones pour éviter les "échecs scolaires" ! Seulement voilà : les professeurs de ZEP sont... des professeurs des écoles ! Eh oui, le gouvernement pense que les élèves sont assez stupides pour ne pas avoir besoin de profs de collège et lycée, mais seulement de "professeurs des écoles", c'est à dire : prof de primaire. Vous trouvez ça normal vous ?

    Alors voilà, on ne donne pas les mêmes chances à tout le monde, on ne place même pas nos espoirs en la réussite de ces élèves, nous basant sur l'idée fondée qu' "ils sont en ZEP, ils ne sont pas assez intelligents, ils n'auront jamais le niveau pour avoir des vrais cours de collège ou de lycée", autrement dit : on les condamne à ne pas réussir, tout bonnement. Je ne comprends pas pourquoi les élèves de ZEP ne se verraient pas donner les mêmes chances que les autres élèves, je trouve ça inadmissible. Car TOUS les élèves sont capables de comprendre, d'apprendre et de réussir, qu'ils soient dans des "milieux difficiles" ou non, ils ne sont pas plus bêtes que les autres.

     

    Ceci est plus un billet d'humeur qu'un article. Un article approfondi sur les ZEP verra le jour sous peu.

     

    - Mo, en colère.


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  •  

          Comme nous l'avons abordé dans notre article sur les horaires, la France est un des rares pays à avoir cours tous les après-midis, et le seul où les journées peuvent finir jusqu’à 18h. Ce système est-il réellement un bon système ? Nous ne sommes pas les seuls à nous être posé la question. En effet, en 2011, un comité de pilotage sur les rythmes scolaires a rendu son rapport au ministre de l’Éducation Nationale. Ce qu'il proposait : 15 jours de congés en moins l'été et le retour à la semaine de quatre jours et demi.  Qu'est-il arrivé à ce projet ? La semaine de quatre jours et demi est en place au collège, et dans certaines académies au lycée (comme la mienne où nous n'avons pas cours le samedi matin). Mais les 15 jours en moins l'été ? Ce projet a dû être abandonné, dommage. Néanmoins, je vais essayer de voir ce que signifierait vraiment cette proposition, ainsi que d'imaginer ce qui pourrait en découler de bénéfique.

     

          Quelques aperçus sur les systèmes actuels européens :

         En France, les cours commencent à 8h et terminent au plus tard à 18h. La France est le seul pays d'Europe où l'heure maximale est aussi tardive (exceptée la Grèce mais son cas, que nous étudions ci-dessous, est différent) ! En Finlande, les journées se terminent au maximum à 15h (l'heure de 14h à 15h étant réservée pour les options), et en Angleterre ils se terminent au plus tard à 16h. En Grèce, le système est différent : pendant une période de l'année les cours ne sont que le matin, de 8h à 14h, l'autre période ils seront seulement l'après-midi, de 14h à 18h.

     

          Quant aux vacances, ici aussi les pays d'Europe sont divisés. La Finlande, l'Espagne et l'Italie ont entre 10 et 13 semaines de vacances l'été. L'Angleterre et la Grèce en ont 6, et la France, comme la Suède 9 (sans parler du fait que les 6èmes, 5èmes, 4èmes et Secondes ont quasiment trois mois de vacances puisque généralement ils doivent libérer les locaux pour les élèves passant leur brevet et leur bac). Seulement, la Finlande n'a que quelques jours en Octobre, 2 semaines à Noël, une semaine fin Février et 4 jours à Pâques. Or, en France, nous avons deux semaines en Octobre, deux semaines à Noël, deux semaines en Février, et deux semaines à Pâques ! Pour faire bref, peu de pays adoptent le même système et la France est spécialement goulue en vacances. Et pourquoi ? Peut-être parce qu'elle compense le fait d'avoir des semaines de 7/8h en moyenne !

     

          Or, si l'on retirait 15 jours aux vacances d'été, nous pourrions raccourcir les journées de quelques précieuses heures. J'irais même jusqu'à retirer trois semaines à ces vacances, afin de pouvoir finir les cours vers 15h, au maximum. Je vous vois déjà râler : « ah non, on ne me retirera pas trois semaines de vacances d'été ! », seulement, il faut comprendre que cela serait bénéfique pour nous. Oui, je pense qu'il serait bon de terminer les cours plus tôt, afin de réserver l'après-midi aux activités extra-scolaire : sportives et culturelles, comme le font l'Angleterre, la Grèce, les USA et anciennement l'Allemagne. Les systèmes privilégiant l'éducation culturelle, artistique et sportive sont les systèmes les plus épanouis (comme la fameuse Finlande, première en Savoir-Lire, Mathématiques et Sciences, selon PISA). Avoir plus de temps pour nous consacrer à nos hobbys, nos passions : plus de temps pour dessiner, pour faire du foot, du basket, du théâtre, chanter... Et plus de temps pour faire nos devoirs ! Fini le stress après une journée entière de cours, et une heure de bus qui nous aura fait rentrer à 19h ! On ne restera plus jusqu'à minuit pour faire ce foutu commentaire de texte ! De plus, comment sont vos cerveaux après deux à trois mois de vacances scolaires ? Dans quel état êtes-vous lorsque vous retournez en cours, après avoir laissé s'évaporer tout ce que vous aviez appris l'année passée en faisant bronzette à Saint Trop' ? En deux mois, on a largement le temps d'oublier le peu de choses qu'on a peiné à apprendre, et revenir en cours après une aussi longue période demande une semaine, voire deux d'adaptation !

     

          En somme : faire sauter deux à trois semaines de cours et raccourcir les journées de cours seraient moins éprouvant, et on aurait moins de difficultés à assimiler des connaissances une année sur l'autre. En plus, en débloquant l'après-midi, on pourrait favoriser nos loisirs, et également éviter de commencer nos devoirs à 21h, pour une longue soirée d'étude !

    La répartition du temps scolaire

    Qu'en pensez-vous ? Exprimez-vous !

    Mes souces : Slate ; jolpress 

    - Mo


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  •      Arrivés en fin de Seconde, les élèves français se doivent de choisir une filière : S, L, ES, STMG, etc…  Ainsi, les élèves sont mis dans des cases et se voient fermer des portes. De plus, nombreuses sont les discriminations qui collent aux filières : les S sont les meilleurs, les ES n'ont pas réussi à faire un choix, les L sont des flemmards et sont nuls en maths, et les filières technologiques sont les "déchets", ceux qui n'ont pu aller ailleurs. OR, il faut rappeler que l'orientation est d'abord une question de CHOIX PROFESSIONNEL.

          Parlons d’abord des différentes filières. D’après l’INSEE, en 2013 environ 157 000 lycéens en S ont été admis à passer le bac contre 97,000 en ES et 50,000 en L. Pourquoi une si grande inégalité ? Au 17ème siècle, les littéraires sont considérés comme les érudits et ce durant plusieurs siècles. Après les deux guerres mondiales s’opèrent beaucoup de réformes et le gouvernement décide de mettre en avant les matières scientifiques. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de trancher si un calcul est bon ou pas que si une rédaction de français est bien écrite ou non. Si bien que maintenant, pour des études de droit où des qualités de rédaction sont exigées, certaines écoles vont tout de même favoriser les bacheliers de filière scientifique. Oui, c’est tout bête. Alors ? Finis les préjugés sur les filières ?

          J’ajoute à présent que seulement 124 000 élèves ont été admis au bac en filière technologique et 160,000 en bac professionnel. Malheureusement, la plupart de ces choix sont dus à des préjugés tellement ancrés dans nos petites têtes qu’on ne s’en rend même pas toujours compte. Ainsi, beaucoup d’élèves rejettent catégoriquement le bac technologique ou professionnel qui semble sonner comme « les enfeeers » dans le réduit de leurs cerveaux alors que ces filières font partie des plus intéressantes et offrent quantité de débouchés ! En effet, un bac de Sciences et Technologies de l'Industrie et du Développement Durable (STI2D pour les intimes), offre quatre spécialités comme les innovations technologiques et l’éco-conception, les systèmes d’information et le numérique, les énergies et l’environnement et enfin l’architecture et la construction. Pour faire simple, des métiers d’avenir touchant à la technologie et l’écologie. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres, le bac technologique touche aussi le domaine de l’art, de l’économie, de l’hôtellerie, de la danse, de la musique, de l’agriculture, de la médecine, de la physique-chimie… Bref, un TRÈS large éventail de choix TRÈS intéressants ! Et je ne parle ici que des bacs technologiques, qu’en est-il des bac professionnels ? « Le bac pro offre une qualification reconnue sur le marché de l'emploi et répond à la demande des entreprises de la production et des services. L'enseignement s'appuie sur un métier et comprend des périodes de formation en entreprise. » site de l’Onisep. L’enseignement en bac pro vous garantit quasiment à chaque fois d’avoir un travail après deux ou trois ans, se sont en général des métiers plutôt manuels ou physiques. C’est pas du joli, de mépriser des métiers (qui demandent bien plus de compétences que l’on pense) par pur préjugé social. Bref, nous sommes tous corrompus jusqu'à la moelle des oreilles (prof compris) par des présomptions stupides et basées sur du vide !

          Il n’y a pas que les préjugés qui sont un frein à l’épanouissement de nous autres, futurs adultes. Je m’explique. Jusqu’au collège, les élèves ont tous les mêmes matières. Cela leur permet d’accéder à une grande diversité d’enseignement. Et PAF ! Fin de seconde, il faut faire un choix ! Je vais d’abord insister sur le fait que les exigences du lycée n’ont rien à voir avec celles du collège. Ce n’est pas forcément plus difficile, mais différent. Beaucoup d’élèves sont à la limite de « redécouvrir » des matières et ils peuvent très bien changer d’avis sur le choix des filières. Une seule année pour un choix aussi décisif est sans aucun doute excessif. De plus, ce choix va influencer notre vie professionnelle, autant dire les trois quarts de notre vie. C’est un dispositif assez restrictif et qui nous ferme un bon nombre de portes, j’en pleure presque !

     

           Bref, le système des filières n'est pas forcément la meilleure des solutions. Beaucoup de pays, comme l'Angleterre et la Finlande (dont le système éducatif est le meilleur en Europe, d'après les résultats du programme PISA), utilisent le "choix par matières". Les élèves ont trois matières principales et obligatoires puis peuvent choisir eux-même les matières secondaires.

    Ainsi, les élèves étudient des matières qui les intéressent et leur plaisent, sans être enfermés dans une section qui les restreindrait.

    Qu'en pensez-vous ? Connaissez-vous un système mieux élaboré que celui-ci ? 

    - Cha

    Les filières


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